Et entre les deux

Nous pensons comme des enfants de 5 ans

L’informatique, par exemple, est une invention géniale. Mais notre façon de l’utiliser est incohérente car le but est toujours le même : le profit.
Les GAFAM et autres Start-Ups ont englouti en quelques décennies des centaines de milliards de dollars pour essayer de créer un ordinateur quantique.
En 2022, ces monstres de la taille d’un terrain de foot, remplis de composants dangereux et hors de prix, consommant l’énergie d’une ville d’un million d’habitant, permettent à quelques privilégiés de demander à leur intelligence artificielle : “D’ou vient l’homme ?
Et la réponse est : “Nous le saurons en 2222
Autrement dit, on fait TOUT notre possible et on arrive à RIEN.

Système Quantique

Un système d’exploitation quantique aurait pu fonctionner sur n’importe quel ordinateur (même ancien) car la physique quantique est à l’esprit ce que la physique générale est au corps et que, par conséquence, un système quantique aurait pu, sur un ordinateur actuel, procéder à la quantification.
Mais pour réussir cette prouesse, il aurait fallu tout d’abord augmenter la fiabilité du langage qui nous sert pour parler mais aussi pour penser et donc, créer des concepts. Il est malheureusement très imprécis : les mots que nous utilisons le plus n’ont aucun sens. Le verbe aimer est utilisé pour désigner un autre être humain, une pizza, une action, le mot fou veut dire tout et son contraire. Pour être plus clair : le langage humain est trop enfantin pour que l’homme puisse inventer des systèmes cohérents.

Système cohérent

Pour qu’un système de phénomènes et de concepts soit cohérent, ses conséquences doivent être prévisibles au moins à 80%. Dans les faits, une personne sur cinq comprend vraiment ce que vous dites, soit 20% des gens.
Une base de données qui aurait été créée en 1994 pour augmenter cette compréhension de 20 à 80 % en absorbant chaque jour l’ensemble d’internet et qui aurait aussi été la base d’un dictionnaire dont l’objectif aurait été de comprendre notre langage pour préciser le sens des mots que nous utilisons le plus aurait pu permettre en 2005 de créer une AI dont la mission aurait été de trouver l’essence des faits validés ainsi que des statistiques maintes fois recoupées pour en tirer la substance.
Malheureusement, cela n’a pas été fait. Enfin, pas à notre connaissance.

Validité du langage

Si quelqu’un avait inventé cette AI, elle aurait pu apprendre tous les mots, idées et concepts, comprendre la musique et les images… Après tout, ce ne sont que des mots manipulés par notre esprit qui se transforment en phénomène.  La grammaire aurait pu être optimisée dans toutes les langues.
De ce fait, elle aurait pu ensuite filtrer le vocabulaire pour obtenir des mots qui ont un sens. Elle aurait analysé le contexte et aurait compris qu’un véhicule pour aller sur la Lune porte le dynamique nom de fusée. Avec une telle intelligence, elle aurait pu déterminer le niveau de validité du langage en partant du principe qu’il existe 5 niveaux d’interprétation d’un fait : « On m’a dit que », aurait été valide à 5%, « j’ai vu », à 15%, « j’ai aidé à faire », à 35%, « j’ai fait », 50% et même avec la certitude que l’eau mouille, un fait n’aurait pu être validé à plus de 80% car il aurait été décrit par un homme, rendu faillible par son libre arbitre.

 

Reçu 5 sur 5

En 2 décennies, on aurait pu automatiser la grammaire et reclassifier le vocabulaire et pour chaque mot retenu, l’AI aurait pu attribuer 5 qualités et 5 défauts pour garantir une compréhension exhaustive du sens général. Par exemple, une crêpe sucrée aurait été définie comme  douce, goûteuse, chocolatée, facile à faire et festive. Elle est aussi grasse, mauvaise pour la santé en cas d’abus, pleine de mauvais gluten (farine blanche), brûlée facilement et hors de la poêle une fois sur trois.
Sans dire le mot crêpe, on aurait compris de quoi il s’agit.
On aurait même pu appeler cela la règle du 5 sur 5. Elle aurait peut-être permis de rendre cohérents les systèmes de phénomènes tout en validant les concepts.
Mais un seul homme sur terre a-t-il pensé à cela ? Non.
Dommage car en 20 ans, cette AI aurait peut-être eu le temps de comprendre plus de 80% de ce que l’on dit, quelle que soit la langue. Qui sait ?

Raphaël

A l’époque où Raphaël est né, l’AI aurait sans doute déjà donné la possibilité aux développeurs, de créer des applications offrant un certificat de validité garantissant l’homéostasie entre les communautés et leur environnement. Ils auraient pu donner naissance à un système d’exploitation cohérent.
Gratuit, sans datas prélevées et sans publicité, il aurait été offert à toute la population.
Des applications inimaginables aujourd’hui comme un assistant vocal qui aurait pu donner la seule réponse exacte dans au moins 80% des cas ou un navigateur internet puissant, rapide et précis sur lequel les fake news auraient été tout simplement impossible et les publicités inexistantes, ou d’autres qui auraient étudié les besoins ou validé ou non tout contenu, mot, nombre, image, musique ou idée.
Tout cela aurait permis de comprendre l’apparition et la disparition des phénomènes, condition essentielle pour créer et gérer une QS (société quantique).
Malheureusement, cela n’a pas eu lieu, du moins, pas à notre connaissance.